Vous ne me ferez pas croire que Jésus est Dieu

“Vous ne me ferez pas croire... que Jésus soit Dieu ! C'était un grand homme, oui, et sûrement le plus grand de tous. D'ailleurs, si on l'avait écouté, les hommes s'aimeraient, il n'y aurait pas toutes ces guerres, ces divorces et tout le reste ! Mais qu'il soit Dieu, ça, non, ce n'est pas possible !"

 

Je vous entends bien. Mais, si vous avez raison, je suis bien embarrassé, parce qu'alors cela signifie que le plus grand des hommes était le pire des menteurs, le pire des imposteurs. Cela veut encore dire que ceux qui l'ont écouté et qui ont, précisément, répandu son enseignement d'amour – en premier lieu ses disciples – faisaient partie, eux aussi, des pires menteurs et des pires hypocrites que la planète ait portés. Ils se seraient alors mis d'accord entre eux pour fignoler dans le détail la plus phénoménale escroquerie. Ils auraient même été nombreux à accepter de mourir en martyrs pour sauvegarder leur crédibilité ! Ne croyez-vous pas que ce serait encore bien plus difficile à croire que tout ce que dit la Bible ?

 

Car, voyez-vous, il vous faut absolument savoir que ce Jésus que vous admirez à juste titre, s'est dit sans équivoque être le Fils de Dieu. Et pour les gens de l'époque, en particulier les Juifs religieux, cette expression : “fils de Dieu” ne laissait aucun doute. En appelant Dieu son propre père, Jésus se faisait l'égal de Dieu. Du coup, tous voulaient le faire périr sous une pluie de pierres en l'accusant de blasphème. Aujourd'hui, on se contenterait de l'interner ! Plus tard, parlant à nouveau de  Dieu,  il  dit : “le Père et moi, nous sommes un” (Jean 10/30). Et, une nouvelle fois, on a voulu le lapider.

 

Vous m'objecterez que ce sont ses disciples qui racontent tout cela... C'est vrai. Mais vous rendez-vous compte que si tout cela n'est pas vrai, il a fallu qu'ils se mettent d'accord pour raconter des salades... Par ailleurs, dites-moi, que pouvaient-ils y gagner sinon d'être persécutés et d'y laisser leur vie ? Et il y a plus étonnant encore. Parmi les phrases de Jésus rapportées par les évangélistes, il y en a deux qui contiennent une faute de grammaire. Parlant à ses disciples, il aurait dit : “Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi” (Jean 14/6). Il aurait normalement dû dire : “nul ne va au Père...”. Alors, pourquoi cette erreur ? Il en donne la raison peu après, ajoutant : “Celui qui m'a vu a vu le Père” (Jean 14/9). Aller au Père, c'était venir à lui, parce qu'ils sont un.

 

La deuxième erreur est une erreur de syntaxe. L'apôtre Jean rapporte que, parlant aux Juifs, il aurait dit : “Avant qu'Abraham fût, je suis" (Jean 8/58). Même nos enfants d'école primaire ne feraient pas une telle faute de conjugaison. Il aurait dû dire : “Avant qu'Abraham existât, j'étais”. Mais, voilà, il entendait nous faire comprendre que, pour lui, il n'y a ni passé, ni futur, mais un éternel présent. Et, pour cela, il utilisait l'expression “Je suis” par laquelle Dieu s'était présenté à Moïse. Il n'y a donc aucun doute possible, Jésus prenait le nom même de Dieu. Vous ne me ferez pas croire que ce sont les apôtres qui ont inventé ces fautes de grammaire. Je serais vraiment trop crédule !

 

Et puis, il y a la résurrection de Jésus. C'est là que la tromperie serait la plus énorme. Des centaines de témoins ont affirmé l'avoir vu vivant dans les semaines qui ont suivi sa mort. Voudriez-vous me faire croire qu'ils aient tous pris leurs désirs pour la réalité ou qu'ils aient pu se mettre d'accord pour inventer cette histoire ? Peut-on imaginer qu'il ne se soit trouvé personne pour les contredire et les confondre en exhumant le cadavre ?

Non, vraiment, vous ne me le ferez pas croire...
 
Jésus est réellement sorti vivant du tombeau ! Et c'est la preuve suprême qu'il est réellement Dieu, comme il l'avait dit.
 
 
 
 
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