Joyeux Noël, formule creuse ou réalité ?

   

Quel sens revêt le traditionnel "Joyeux Noël" pour les affligés, les malades incurables, les prisonniers, les déportés, les victimes de cataclysmes, les malheureux de toutes sortes ? Ne serait-il qu'une formule creuse ? Ou alors, ce souhait ne serait-il réservé qu'aux autres ? Pour le savoir, prenez donc le temps de lire ce qui suit...

 

 
Un vol qui fait sensation
 

Il y a six ans, un grand quotidien régional titrait dans l'une de ses pages locales, une information pour le moins extraordinaire : “On a volé le petit Jésus”. Vous imaginez sans peine que les lecteurs, intrigués, n'ont pas manqué de lire l'article.

   
 

Depuis plusieurs semaines en effet, une crèche de Noël avait été pieusement aménagée dans une église de la ville. Elle représentait, selon la tradition séculaire, un bœuf et un âne gris, ainsi que deux personnages - Joseph, et Marie toute attendrie- en contemplation devant un nouveau-né emmailloté et couché sur de la paille, dans une mangeoire. On y voyait aussi des bergers revêtus de leur houppelande et munis de leur houlette, en train d’adorer l'enfant.

   

 

Tout était grandeur nature dans un décor de circonstance. Les fidèles venus pour les services religieux se recueillaient devant cette crèche, des passants qui ne mettent jamais les pieds à l'église entraient pour voir la scène. Des projecteurs habilement disposés mettaient principalement en lumière l'enfant-Jésus et Marie, sa mère. Or, un soir, ô stupéfaction et indignation, on s'aperçut que le nouveau-né ou, du moins sa représentation, avait disparu. Les journalistes, toujours en quête d’un scoop, s'emparèrent aussitôt de ce fait divers, et firent leur propre enquête : Pourquoi ce rapt ? Était-ce un acte de profanation ? Ou seulement un coup monté par des garnements en mal de distraction insolite ?

   
   
La bonne nouvelle de Noël
 

Vous savez peut-être, sinon retenez, que le mot évangile signifie "Bonne Nouvelle" et que quatre des écrits de la Bible portent le nom d’Évangiles. Pour bien connaître le récit de la naissance de Jésus, il faut se reporter au texte de l'Evangile rédigé par Luc, un médecin lettré, dont le témoignage est des plus crédibles. Avec des mots simples, il retrace les conditions extraordinaires et inimaginables de la venue de Jésus sur la terre.

   
 

Personne ne devrait ignorer que la fête de Noël est la commémoration de cette naissance. Ce qui avait été annoncé précédemment de diverses façons dans la Bible s'accomplit au temps fixé par Dieu lui-même. Sous la forme d'un frêle enfant, Jésus, son Fils, naît dans des circonstances miraculeuses en Israël, à Bethléhem. La nouvelle en parvient aux oreilles des bergers qui, cette même nuit, à peu de distance de l'étable, font paître leurs troupeaux. Ils voient un ange et ils l’entendent : “Ne craignez rien, car je vous annonce une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie. C'est qu'aujourd'hui dans la ville de David (Bethléhem), il vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur” (Luc 2/10-11).

 

Cet événement prodigieux, d'une portée universelle, nous concerne tous. Il nous est né un Sauveur, pour nous tous, sans exception. Il est vrai que nous sommes là face à un mystère, mais la naissance miraculeuse de Jésus ne demande pas notre compréhension, elle exige notre foi.

   
   
Jésus retrouvé ?
 

A vrai dire, je n'ai jamais su si ce “petit Jésus” volé a été restitué par ses ravisseurs. Vous vous direz peut-être : “Cette histoire de Petit Jésus peut à la rigueur intéresser des enfants mais elle ne me concerne pas !” Mais voici un bon conseil : lisez tout l'Evangile. Vous y découvrirez qu’en réalité, le “petit Jésus“ a vécu sur notre terre, a grandi, est devenu un homme parmi les hommes, a connu la faim, la soif, la fatigue, les larmes. Il a proclamé la merveilleuse nouvelle de l'amour de Dieu envers tous les hommes et les femmes qui croiraient en lui. Il a apporté réconfort, consolation, guérison, délivrance, repos, encouragement, paix du cœur, vie nouvelle...

   
 

Il ne nous demande rien d'autre que de placer toute notre confiance en Lui, avec le sentiment profond de notre faiblesse et de notre misère. Nous ne pouvons faire face aux difficultés et aux épreuves de notre existence. Nous avons besoin d'un Sauveur pour nous délivrer de toutes les forces du mal qui nous assaillent.

   
 

L’Evangile nous apprend que, pour nous arracher à notre misérable condition humaine, Jésus a payé le prix infiniment précieux de sa vie, qu’il est mort pour nous sur une croix, prenant à son compte nos fautes, nos désobéissances à la loi de Dieu. Mais plus encore, Jésus est ressuscité, il est revenu à la vie au matin de Pâques et est retourné dans son ciel de gloire. Il reste à l’œuvre en nous si nous Lui faisons confiance. Il désire régner sur notre vie, devenir notre Seigneur, nous accompagner tous les jours. Pas seulement durant notre vie terrestre, car Il a dit : “Celui qui croit au Fils a la vie éternelle” (Jean 6/47). Bientôt Jésus, selon sa promesse, reviendra (Jean 14/3). En attendant, Il accorde aux vrais croyants, par le Saint-Esprit, la capacité de vivre pleinement et de Le servir.

 
 

Vous dîtes peut-être : “Jésus, je l'ai fréquenté jadis, je l'ai perdu de vue depuis”. Mais vous pouvez Le retrouver aujourd’hui même. Si au contraire, vous ne vous êtes jamais intéressé à Lui et même si vous ignorez tout de Lui, vous pouvez le trouver, Lui confier toute votre existence et recevoir de Lui tout ce qu'Il veut vous donner. Pas plus tard qu'en cet instant, si vous le désirez. Dieu vous aime et veut votre bonheur.

 
 

Dites-lui : “Seigneur, je veux croire maintenant que Tu es venu sur la terre pour chercher et sauver ceux qui ont erré sans guide. Je te donne ma vie afin que Tu la transformes et que Tu me conduises jour après jour. Merci, Seigneur !”

Alors, le souhait traditionnel “Joyeux Noël” ne sera plus pour vous une formule creuse, mais deviendra une merveilleuse réalité.

 
 

« Ne craignez rien, car je vous annonce une bonne nouvelle qui sera pour tout Je peuple le sujet d'une grande joie. C'est qu'aujourd'hui dans la ville de David (Bethlehem), il vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2/10-11).

 
 
 
 
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