Avis de recherche

RONDE DE NUIT

L'hiver est arrivé plus vite que prévu ; les services sociaux ont été pris de court. Alors, par le froid qu'il fait, les autocar de la police parisienne sillonnent les rues de la capitale, tout comme les véhicules des organismes humanitaires.

 

Objectif : repérer les sans-abris et les conduire, si possible, vers un centre d'hébergement temporaire ou vers la station de métro la plus proche.

 
 

AU SECOURS !

Un homme vient de tomber dans la rivière en crue ; il ne sait pas nager... Il se débat comme il peut, mais les spectateurs qui sont sur la berge et sur le pont ont l'impression qu'il va disparaître d'un moment à l'autre.

 

Soudain, un autre se jette à l'eau : il fait partie du club de natation et s'est attaché une corde autour des reins ; deux autres surveillent ce cordon ombilical improvisé qui permettra, ils l'espèrent, de ramener les deux hommes en sécurité.

 

Ouf ! Après la tension et l'angoisse, le nageur a rejoint l'infortuné ; il le saisit à bras le corps et lutte pour deux contre les flots. Heureusement, la corde est là et plusieurs viennent en renfort pour ramener les deux hommes sur la rive. Il était temps !

 
 
 

AVIS DE RECHERCHE

Un homme a disparu de chez lui depuis une semaine ; on sait qu'il était parti, en ce mois de Janvier, pour observer des animaux sauvages dans les Pyrénées. Un avis de recherche est lancé. Toute personne susceptible de fournir des renseignements est priée de s'adresser à la gendarmerie la plus proche.

Peu après, on retrouve sa voiture, recouverte de neige, au fond d'une vallée ; il est sans doute parti de là pour grimper. Les recherches peuvent alors commencer, à pied avec des gardes et des volontaires, mais aussi avec le concours d'un hélicoptère, jusqu'à ce qu'on le retrouve, abrité dans un trou de rocher, blessé et ne pouvant redescendre, transi, mais... vivant !

 
 
CHERCHER !

Dans les trois situations qui viennent d'être évoquées, il est question de chercher, d'aller à la recherche de celui qui peut être sauvé du froid, de la noyade ou de la mort. Et j'ai toujours admiré ceux qui ont le courage d'aller ainsi au secours des autres, notamment ceux qui ont suffisamment de sang-froid et qui peuvent analyser une situation vite et bien... alors que je serais peut être resté sur la touche, pétrifié par l'incident et incapable de réagir.

 

Vous connaissez aussi, je suppose, des histoires où le héros, qui porte secours à celui qui est en mauvaise posture, meurt tout en sauvant l'autre.

 
De bien belles histoires, en vérité, qui permettent de parler d'abnégation et d'esprit de sacrifice.

 

Et voici encore une autre de ces histoires, de la même veine que les précédentes : "Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée ? Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits." (Matthieu 18/12-14).

 

Cette histoire n'est pas d'aujourd'hui puisque c'est Jésus qui l'a racontée, précisément pour nous dire que Dieu nous cherche, qu'Il va à la recherche et à la rencontre de chaque homme : vous, moi, et tous les autres !

 
Tout comme les oeuvres caritatives qui cherchent les sans-abris.
Tout comme le nageur qui cherche celui qui va se noyer.
Tout comme les sauveteurs qui sont partis à la recherche du blessé dans la neige.
 
 
 
UN GUIDE SÛR

Faut-il comprendre alors que nous sommes en danger, en perdition ? La question mérite d'être posée, surtout si l'on considère tous les dangers qui menacent notre planète, les peuples et les individus... Pas de catastrophisme, bien sûr, mais de la lucidité, s'il vous plaît !

 

De la pollution à la dépression, en passant par le Sida et le chômage, notre barque est en danger, et certains virages sont plutôt difficiles à négocier. Alors s'il existe un "guide" sûr, expérimenté, qui puisse nous mener à bon port, il sera certainement notre planche de salut !

 

Car c'est bien de cela qu'il s'agit : si nous voulons mener notre barque à notre guise, le risque de se "planter" est grand ; par contre, si nous saisissons la main que Dieu nous tend, si nous acceptons qu'il ait quelque chose à dire sur notre façon de naviguer, alors nous pourrons faire face. Car les tempêtes et les dangers seront toujours là, mais nous les aborderons différemment, avec un autre regard : en sachant que nous ne sommes pas seuls, que Jésus nous accompagne et qu'Il fait route avec nous.

 
Ainsi, à tous ceux qui se sont mis sur une voie de garage, Jésus veut faire retrouver le bon chemin.
 
"Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus" (Luc 19/10).

 

Jésus est venu pour les guider en leur donnant une boussole pour ne pas perdre le nord : il s'agit de la Bible, par laquelle Dieu nous parle si nous acceptons de nous mettre à Son écoute. Bien plus, Jésus est allé jusqu'au bout de l'amour, en donnant Sa vie pour nous sauver.

 

Une dernière remarque : lorsque le berger a retrouvé son mouton égaré, il ne l'a pas frappé pour le punir, mais il l'a accueilli avec joie et lui a fait la fête.

 

De même, si nous reconnaissons que nous nous sommes perdus, Dieu se fera une joie de nous accueillir, puisque - ne l'oublions pas - il ne se lasse pas de nous chercher, de nous tendre la main ; alors saisissons-la !

 
 
 
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