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A qui confierions-nous notre vie ici-bas sinon à nous-mêmes ? C’est à la
fois logique, plus sûr, et de toute manière, qui voudrait prendre la
responsabilité de mener notre vie à son terme ? |
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| Nous sommes sollicités par beaucoup de gens qui voudraient
profiter de notre temps, de notre argent, de nos talents ou de nos
facultés. |
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| Il se trouve toujours hélas, des associations, des sectes,
des églises qui voudraient bien gérer notre vie, mais nous pouvons être
sûrs que personne ne veut en fait prendre la responsabilité finale,
c’est à dire endosser les conséquences de nos choix, de nos actes. |
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D’une certaine façon, ceux qui se marient confient
leur destin à leur conjoint. En se mariant, ils acceptent en grande
partie un destin commun. Et bien qu’ils deviennent responsables l’un de
l’autre, chacun des époux reste en fin de compte responsable de ses
choix, des convictions qui le fait agir. |
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Et si nous devions rendre compte de nos choix, nos
actions, bonnes ou mauvaises, sur qui d’autre que nous pourrions-nous
rejeter la responsabilité ? Non, notre destin ne peut être confié à
personne d’autre qu’à nous-mêmes. Cette pensée a ceci de rassurant : de
se savoir responsable de diriger sa vie, d’assumer ses choix. C’est un
élément d’équilibre personnel. Cela, nous le savons, ne signifie pas que
nous soyons abandonnés, livrés à notre seule appréciation des choses.
Nous pouvons demander des conseils, de l’aide. Pour cela des amis, des
gens compétents sont précieux. Se savoir responsable de son destin ne
signifie pas être isolé, solitaire mais implique que l’on ait la sagesse
de ne pas se croire infaillible. |
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Responsables mais pas maîtres de notre destin |
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Nous savons que de nombreux événements de la vie ne
dépendent ni de nous, ni de nos choix. Même la bonne éducation que nous
donnons à nos enfants ne leur garantit pas la réussite et l’absence de
problème dans leur vie. Même une bonne hygiène ne nous met pas à l’abri
de graves problèmes de santé. |
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Nous sommes tous impuissants devant les catastrophes
naturelles, et devant la mort. C’est comme si malgré tout, certaines
choses, certains événements, certaines situations auxquelles nous devons
faire face n’étaient plus du ressort de notre responsabilité. En fait, à
certains moments de la vie nous sentons que nous ne sommes plus maîtres
de notre destin. Nous nous trouvons dans des situations que nous
n’aurions pas choisies. |
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Pour autant
doit-on dire qu’on soit livré à des forces obscures ?
Doit-on opter
pour le fatalisme ? |
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Cet aspect de la réalité nous aide à réfléchir à l’existence de Dieu et
à nos rapports avec Lui. |
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Croyants et incroyants sont soumis aux mêmes
contingences de la vie, mais celui qui croit en Dieu, sait qu’il fait
partie de la création que Dieu aime. Il sait qu’il est une créature, non
pas due au hasard, ni livrée au hasard, mais une créature qui trouve sa
place dans un plan divin. Quelles que soient les circonstances, le
croyant sait qu’il peut s’adresser à son Dieu, à son Créateur. Il ne le
fait pas comme on irait consulter un magicien, un guérisseur, ou un
gourou, mais comme un enfant qui s’adresse à son père, et lui prend la
main. |
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| Les innombrables témoignages des personnes
qui pratiquent la prière confirment que Dieu répond à l’appel, à la
prière, aux questions, aux révoltes même. |
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| Le destin au-delà de
la vie terrestre |
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Il faut ensuite considérer que la destinée humaine ne se limite pas à la
vie terrestre. |
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| Une éternité, une vie autre prolonge cette
existence. |
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Si la nature de cette vie infinie nous reste
inconnue, sa réalité est bien inscrite au fond du coeur. Et pour cette
vie qui dépasse l'existence terrestre, nous ne pouvons confier notre
destin qu’à Dieu. C’est pourquoi il est essentiel de connaître Dieu,
d’avoir confiance en Lui, pour ne pas se trouver devant la mort comme
devant un immense désespoir. |
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| Se savoir aimés et
protégés |
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Un homme avait offert à sa femme une montre sur le
cadran de laquelle il avait fait graver ces paroles tirées de la Bible :
“Mes destinées sont dans ta main ô Dieu” (Psaumes 31/15). |
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Pendant des années, ce fut un réconfort, une joie
pour eux deux de se savoir ainsi aimés et protégés. Mais, de façon
dramatique et tout à fait brutale, l’épouse mourut. Avec larmes le mari
décrocha la montre du poignet de celle qu’il aimait. Mais, dans le trou
noir du deuil, ces paroles lui rappelèrent deux choses qui furent pour
lui d’un grand secours. Tout d’abord, que le destin éternel de sa
bien-aimée était entre les mains d’un Dieu d’amour. Ensuite, qu’il avait
à ses côtés une présence rassurante. Au plus profond de son chagrin, ces
deux pensées furent pour lui une consolation inestimable, et une
espérance. |
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| Confier son destin à
Dieu |
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Sans être fataliste, sans renoncer à nos
responsabilités, sans imaginer que la vie soit sans problème, nous
pouvons chercher à confier notre destin à Dieu. Cela n’est pas réservé à
une élite de gens spirituels, de contemplatifs, de religieux. |
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Jésus-Christ, dans l’Évangile, appelle des personnes
de toute condition, de tout niveau moral, à Lui faire confiance. Il
parle de confiance à des personnes en situation de précarité ; Il parle
de vie éternelle devant la tombe de son ami Lazare, sur la croix ; Il
parle de paradis au condamné qui meurt à côté de Lui. |
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Confier son destin à Dieu ce n’est pas prendre une
assurance tous risques contre les difficultés ou les drames, mais c’est
en toutes circonstances se savoir aimé. |
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“Mes
destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de
mes persécuteurs !
Fais
luire ta face sur ton serviteur, sauve-moi par ta grâce !”
(Psaume 31/15-16) |
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